27/09/2013

Construire plus et mieux : comment relever le défi ?

Telle était laTom Chance, BedZED question posée par Maurice Gardiol, constituant et président du PS de Plan-les-Ouates, aux panélistes de tous partis qu’il avait invités mercredi soir dernier. Pour ma part, j’ai évoqué trois grandes pistes.

Tout d’abord, il serait souhaitable de réviser certaines pratiques ou concepts, souvent au moyen de l’application du simple bon sens. C’est en premier lieu le cas de la notion de densité au sol, mais c’est un sujet sur lequel je ne m’étendrai pas, l’ayant déjà abordé. On peut aussi penser à l’Office du logement social, dont la rigidité tant architecturale que financière crée des carcans empêchant une diversité et une économie de la construction « vivante ». Autrement dit, des logements bon marché ne sont pas condamnés à être moches et petits.

De nouveaux processus doivent également être mis en œuvre. La révision du nombre et de la nature des étapes conduisant à l’élaboration d’un PLQ - déjà entamée – est indispensable. Mais d’autres mesures peuvent également être prises. Ainsi, le transfert de droits à bâtir, qui se pratique couramment entre deux parcelles, pourrait être appliqué à des zones plus larges. Au sein d’un périmètre donné, la répartition des espaces pourrait ainsi être effectuée plus intelligemment et éviterait de mettre en concurrence, par exemple, construction de logements et préservation de zones de verdure.

Enfin, Genève ne recourt pas assez à certains types d’habitats qui ont fait leurs preuves ailleurs, cet ailleurs n’étant souvent pas beaucoup plus loin que la Sarine : les coopératives. Celles-ci comptent actuellement pour 5% des logements dans toute la Suisse. Or, des études ont montré que le loyer d’un logement en coopérative s’établit environ 20% en dessous d’un loyer usuel. A Zurich, où elles constituent près de 20% du parc de logements, une nette pression à la baisse s’est exercée.

Ce ne sont que quelques pistes, pour la plupart pas compliquées à mettre en œuvre. En matière de construction le premier défi – et le plus long à surmonter – est probablement la peur du changement. Le visage de Genève va changer, que cette mutation soit accompagnée intelligemment ou non. J’ai, quant à moi, la conviction qu’il est possible de créer les logements nécessaires ET d’augmenter le bien-être des Genevois-es.

Photo: quartier BedZED (Beddington Zero Energy Development) au sud de Londres.Le projet couvre 1,7 hectare. Il comprend 100 logements, 2 500 m2 de bureaux et de commerces, un espace communautaire, une salle de spectacles, des espaces verts publics et privés, un centre médicosocial, un complexe sportif, une crèche, un café et un restaurant. Source photo: Tom Chance.

08:08 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Commentaires

bonne analyse... j'ai déjà mentionné dans certains échanges avec des candidats que l'on pourrait envisager le " déclassement" des milliers de m2 de bureaux vides depuis lingtemps et qui le resteront ...en logements... existe-t-il une réelle volonté ? aucune réaction!

Écrit par : duvanel marlène | 06/10/2013

Les commentaires sont fermés.